Pornic - Un peu d'histoire
Source : http://www.infobretagne.com/pornic.htm
Pornic vient du mot "porniti" qui veut dire : Le Port.
Convoités par les vikings, le port et la vallée de Pornic sont protégés au Xème siècle par une forteresse édifiée par Alain Barbe-Torte et qui devient au Moyen Age, l'une des résidences du fameux Gilles de Rais ou Retz (également connu sous le nom de Barbe-Bleu).
Pornic est à cette époque membre de la baronnie de Retz. Une communauté chrétienne aurait habité à Sainte-Marie-sur-Mer dès le VIIème siècle, comme le prouve la découverte de sarcophages en 1855.
L'histoire de Pornic est également étroitement liée à celle de son abbaye qui forme aujourd'hui une commune à part. L'église de Sainte-Marie existe déjà en 1050, car à cette date, Glevian, seigneur de Bougon, donne aux moines de Saint-Sauveur de Redon l'église de Sainte-Marie, ses terres et la moitié de la dîme.
Ces premiers moines ne restent pas longtemps et cèdent la place en 1112 aux religieux de Saint-Serge d'Angers déjà installés à Chéméré qui rebâtissent une chapelle Saint-André dans l'enceinte de la ville fortifiée de Pornic sur un terrain leur appartenant. Des difficultés s'élèvent alors entre les moines et le clergé de Pornic, ce qui prouve qu'un autre édifice religieux existe déjà dans la ville.
Ne pouvant exercer de ministère dans la chapelle Saint-André, située intra-muros, les moines de Sainte-Marie fondent la chapelle Sainte-Anne avec un petit prieuré attenant sur le bord de la vieille route qui arrive à Pornic. Chargé d'arbitrer le conflit Brice, évêque de Nantes, interdit aux moines de Sainte-Marie d'empiéter sur les fonctions des prêtres séculiers. Dépités, les bénédictins quittent bientôt Sainte-Marie où ils sont remplacés en 1117 par les Augustins venus de Doulon.
Ceux-ci reconstruisent l'église de Sainte-Marie et le monastère avec son cloître. L'abbaye de Sainte-Marie-de-Pornic (Santa-Maria de Pornitio, Pornido, Portu nitido), qui existait dès le XIIème siècle, rayonnait au Moyen Age sur treize paroisses. Sa juridiction très étendue couvrait 13 prieurés des environs. Son importance était attestée par la fuie qui élevait ses 6 mètres de haut sur 32 mètres de circonférence intérieure, située non loin de l'église. Tombée en commende, l'abbaye est abandonnée par les moines à la fin du XVIIème siècle et l'abbaye tombe en ruines au XVIIIème siècle.
Les abbés étaient : Pierre Moisan, Sauvaigne, Jacques Corbeau, Giroust (au moment de la Ligue), Rousselet, Orceau, Lanux, Berthou de Kerverzio, etc ...
Un rapport de 1776 dit : "il y avait autrefois une maison religieuse de l'ordre de Saint-Augustin : elle est démolie. Prieuré, il n'y a point, et comme chapelle domestique, celles du Bois-Macé et de La Mossardière".
Le prieuré du Porteau était en ruines et la pierre d'autel de la chapelle de la Madeleine avait été transportée en la chapelle seigneuriale du Bois-Macé.
Il y a, au tout début du Moyen Age, un château fort défendant l'entrée du port, un rempart autour de la ville et une église paroissiale. Le château doit remonter au XIIème siècle.
Il appartient en 1370 à Gilles de Laval, père de Gilles de Retz. Les remparts partaient de la Terasse et rejoignaient la rue de la Douve pour en suivre le tracé jusqu'au Marchix.
Pendant la Révolution, Pornic est républicaine et subit plusieurs attaques des Blancs en 1793 (le 23 et le 27 mars 1793). Les insurgés s'emparent de Pornic, le 23 mars 1793, sous la conduite du marquis de la Roche-Saint-André. Les républicains, ralliés par Abline (curé constitutionnel de Clion), reprennent la ville de Pornic en profitant du désordre et y font un affreux massacre (on y alla jusqu'à enterrer vivants des officiers royalistes).
Les insurgés menés par Charette reviennent le 27 mars 1793. Ils s'emparent de la ville de Pornic et y mettent le feu. Le feu détruit 34 maisons et endommage une vingtaine d'autres.
Après l'incendie, les vainqueurs pillent le reste de la ville. L'état civil donne une liste de 17 Pornicais, portés "massacrés par les brigands" : Jean Bonamy, Viau, deux Tardif, deux Fouquet, François Voeilvert, Marc Poisson et neuf autres.
Pornic se divise en ville haute et ville basse. La ville haute possède l'église et l'hôpital. La ville basse s'étend le long du port, avec ses quais, son môle, son vieux château au pied duquel on remarque une croix penchée que le peuple appelle la croix des Huguenots.
Les divers châteaux ou gentilhommières sont : Le Bois-Macé (aux Bretesches et de Chevigné), La Tocnaye (aux Bougrenet), La Mossardière (aux Ernault, Chevalier, Quatreville), Le Cendier (à des hommes de lois et capitaines de navires).
Les juridictions seigneuriales sont très enchevêtrées. On trouve celles de La Guerche, du Plessis-Grimaud, de Blanche-Couronne (en La Plaine), du Boisjoli au Clion. Parmi les hommes de loi, on trouve Les Bonamy, Raimbaud, Paynot, Mézière, Carou. Au-dessus des fonctionnaires seigneuriaux, il y avait les nobles : de Chevigné (à Boismacé et Sicaudais), les Bougrenet (à Tocnay et Tabier), les Rucher de La Bazelais (à La Mossardière) alliés aux Chevalier et aux Chaillou de l'Etang.